Une centrale solaire bat le record de température de la vapeur

DCL

C'est désormais officiel. L'énergie solaire est en mesure de fournir une quantité plus importante d'électricité à grande échelle que les combustibles fossiles. Pour la première fois, des scientifiques se sont servi de l'énergie solaire pour produire de la vapeur “supercritique”.

Cette vapeur ultra-chaude et sous très haute pression fait fonctionner  certaines des centrales électriques les plus modernes au monde. En temps normal, les générateurs de ces centrales sont alimentés avec des combustiles fossiles tels que le charbon ou le gaz naturel car, jusqu'à présent, l'énergie solaire permettait seulement d'atteindre un niveau de chaleur sous critique. Les centrales électriques dites sous critiques travaillent à basses pressions, entraînant la formation de bulles qui freinent la production.

Mais ce n'est pas le cas ici. À Newcastle, en Australie, des chercheurs du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation/  Organisation fédérale pour la recherche scientifique et industrielle ) ont réalisés des essais avec plus de 600 miroirs directionnels pointés sur deux tours abritant des récepteurs solaires et des turbines. Lors des essais, les scientifiques ont généré de la vapeur atteignant une pression de 234 bars et une température d'environ 570 degrés. À cette température, l'eau à l'état liquide se transforme immédiatement en vapeur. Il n'y a donc aucune bulle et l'efficacité est optimale.

Si vous n'aviez pas encore saisi l'enjeu principal, en voici un résumé: une centrale solaire qui produit de la vapeur supercritique permet de réduire les coups de production de l'électricité tout en obtenant les mêmes performances que les carburants fossiles. Nous n'aurions donc plus jamais besoin d'en utiliser.

DCL

“ C''est comme lorsqu'on a franchi le mur du son. Cette évolution radicale prouve que l'énergie solaire peut concurrencer les plus hautes performances des combustibles fossiles” conclut le directeur du département des énergies au CSIRO, Alex Wonhas.