Matière grise : nous l’utilisons plus que vous ne le pensez

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Dans le film « Lucy » sorti en salles le 6 août, le personnage joué par Scarlett Johansson développe des superpouvoirs grâce à une drogue qui lui permet d’utiliser la totalité des capacités de son cerveau.

Le hic, c’est qu’en fait on utilise bien 100 % de notre matière grise. Alors d’où vient ce mythe ? On pense que l’idée viendrait d’une fausse citation d’Albert Einstein, ou de celle de William James en 1908 : « Nous n’utilisons qu’une petite partie de nos ressources mentales et physiques potentielles. » Mais nous savons depuis un certain temps qu’il n'en est rien.

Dans le magazine Scientific American, John Henley, neurologue à la clinique Mayo de Rochester dans le Minnesota, affirme que l’Homme utiliserait 100 % de son cerveau chaque jour.

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Dans le film cependant, Morgan Freeman, qui interprète le professeur omniscient, propage la théorie des 10 %. Lorsque Lucy est contrainte de faire la mule et que le sachet de poudre qui avait été cousu dans son estomac se déchire, ses facultés mentales s’en trouvent décuplées et sa personnalité change.

Même si notre cerveau est endommagé, les lésions ne touchent souvent qu’une minuscule zone. C’est le cas par exemple de l’AVC, même s’il entraîne souvent des séquelles irréversibles.

Et notre cerveau reste très actif pendant notre sommeil, au cours duquel il fait fonctionner des zones qu’on ne pensait pas être actives pendant cette phase, comme le lobe frontal qui renferme les fonctions cognitives dites « supérieures ».

En clair, conclut Robynne Boyd dans le Scientific American, on est loin d’utiliser que 10 % de notre cerveau. En revanche, on ne connaît que 10 % de son fonctionnement.

 

 

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